
Ne vous est-il jamais arrivé d’avoir envie de survoler les tempêtes de votre vie avec élégance et légèreté ?
C’est ce désir qui m’a inspiré cette exposition : ces moments où règnent l’agitation et la confusion, et dont j’éprouve le besoin de m’extraire par le haut, afin de retrouver une forme d’harmonie, de respiration et de clarté.

Vents et tempêtes ne sont pas seulement des calamités. Ils sont parfois des respirations, porteurs d’un air neuf et de semences venues de loin. Ils sont aussi des énergies qui gonflent les voiles, des souffles qui font sonner la musique des instruments justement nommés instruments à vent.
Portée par le vent, ou consciente de ses forces contraires, j’éprouve avant tout le besoin de transformer les énergies tumultueuses — parfois douces — en espaces de perception.
Ici, le vent est mouvement intérieur autant que force visible. Un souffle qui traverse la ville, la mémoire, les émotions et la matière picturale elle-même.

L’exposition « Au-dessus du vent » propose des œuvres dont les titres agissent eux aussi comme des zones de passage entre plusieurs états.

Avec Halo urbain, les toits de la ville deviennent phénomène atmosphérique, presque spirituel.

Avec Congé au vent ou Rencontre cosmique, se dessine une impression d’abandon volontaire aux forces porteuses — à moins que ce ne soient elles qui s’effacent.

Murmures du présent infini nous place face à une immensité temporelle tenue à voix basse.

Nuit du retour, plus qu’un retour nostalgique, évoque une réapparition, une traversée.

Dimension occulte ouvre sur la profondeur cachée des choses, sans tomber dans l’imagerie ésotérique.
Malgré leur diversité apparente, ces œuvres participent d’un même climat mental. Aucune ne rompt l’unité de l’ensemble.
Avec cette exposition, j’espère partager des états de circulation, de tension et de transformation : cette matière mouvante dont l’existence elle-même est faite.
