
Pot de « Flo la potière »
C’est encore la saison des fraises. Cette année elles sont arrivées bien tard à cause du mauvais temps. Je suis contente qu’un de mes pots leur convienne à merveille.

Pot de « Flo la potière »
C’est encore la saison des fraises. Cette année elles sont arrivées bien tard à cause du mauvais temps. Je suis contente qu’un de mes pots leur convienne à merveille.
Force est de constater qu’il est bien rare que je soutienne un discours artistique sociétal. Et bien, le travail de l’artiste américain Larry Caveney fait une exception !
Cela sans doute parce qu’il aborde le sujet du point de vue de l’image. Et, qui plus est, de l’image dans la culture américaine, ce qui n’est pas rien.
Comme l’ont fait et le font certains artistes du pop-art, il s’attaque au « soft power » pour nous faire ressentir ce qu’il a de pas si soft que ça, ce power là.
À la différence de l’incontournable Andy Warhol, qui créait de nouvelles icônes pop en photographiant des célébrités pour retravailler ces photographies en sérigraphie, Larry Caveney, de son côté, utilise des images déjà « icônifiées », déjà célèbres et adulées, comme prétexte à son travail. En cela, il se rapprocherait plutôt d’un Roy Lichtenstein… En effet, il utilise des images déjà connues, soit de personnages fictifs de propagande, comme Ronald McDonald ou Uncle Sam, soit de personnes célèbres devenues des personnages populaires : Lou Reed, Amy Winehouse.
Cela dit, il expose aussi à la galerie un étrange tableau, où figure un double portrait qui nous semble si familier qu’on cherche à identifier les célébrités qu’il représente. Mais pourtant, son point de départ, c’est une photo annuelle d’étudiants anonymes !
Il souligne de ce fait qu’une image peut être célèbre, alors que son sujet est parfaitement inconnu. Il attire ici l’attention sur une des caractéristiques de la culture visuelle populaire américaine, qui est de savoir créer des stéréotypes d’images qui sont devenus, eux-même, des images. C’est une mise en abîme vertigineuse, et Larry Caveney traite ce sujet avec une force désespérée qui nous a inspirée le titre de l’expo « Dark Side Of America ».

Il est à noter que Larry Caveney fait de la peinture. Une très belle peinture avec une fameuse maîtrise technique. Son travail, à la fois gestuel et figuratif, utilise traits, couleurs, tâches et gouttes pour exprimer avec précision sa pensée et provoquer l’émotion.
La peinture de Larry Caveney nous fait ressentir l’aspect menaçant des images édulcorées, si séduisantes, qui inondent notre quotidien « multimédiatisé ». Images dont il a fait le sujet de son travail. Un travail touchant… comme une alarme.
Larry Caveney vit et travaille à San Diego en Californie.
Vernissage : jeudi 11 juin 2015 à 18h30 Galerie Blè d’Or Collection – 3, rue Charles Quint – Lille – France
L’univers d’Aster et Lys s’est enrichi d’un site web que l’on doit à Sylvain Byl : www.asteretlys.com. On y voit une petite partie du décor et il y a pleins de photos du spectacle, des animations avec les enfants et aussi, cette vidéo d’extraits de l’une des prestations :
Une création improvisée du chorégraphe et danseur Bill T Jones, avec le violoncelliste Joshua Roman et la chanteuse Somi.
J’ai toujours été impressionnée par cet artiste, et bien ça se confirme encore.

Vita
Elle s’appele « Vita » . J’ai hésité longtemps entre « Vita », « Esperanza », « Hope », « Dolores » ou « Lacrima » et puis mon côté optimiste l’a emporté. Ce sera « Vita » !
Elle va participer à une vente de levée de fonds pour aider à la lutte contre le virus ébola qui ravage en ce moment l’Afrique de l’ouest. Elle part pour Montluçon cette semaine.

Le papillon bat des ailes
comme s’il désespérait
de ce monde
Issa (1763-1827)

JUBILATION « S » à l’Illustration
La nouvelle exposition que je propose à l’illustration bar est pleine de cette belle énergie qui me traverse. J’y partage sous le titre de : – JUBILATION « S »- des éclats de rire et des éclats de voix, mais aussi un flash de souvenirs : expression de visions embrumées ou même un peu sensuelles… une exposition sous le signe du plaisir !
Une photo de l’accrochage : personnellement, moi, sur une échelle je ne répondrais pas au téléphone mais certains sont plus intrépides que d’autres…

Richard au téléphone !?!
Une vue du premier mur ! Le mieux est encore d’aller voir sur place à l’Illustration devant un petit café, ça le fait !

Vue d’ensemble d’un des murs

Que l’année 2015 soit belle, tendre, glorieuse, pleine d’art et de poésie !
J’ai le plaisir de créer et de réaliser la scénographie d’un spectacle d’Isabelle Calvo, pour les enfants. Il y a eu 4 représentations fin décembre 2014. J’espère que ce n’est qu’un début pour ce spectacle féérique. Ces représentations, chaque fois différentes, toujours plus intéressantes, ont été magiques !

» Aster et Lys »
Spectacle D’Isabelle Calvo.
Interprètes :
Pianiste improvisateur : Arnaud Bécaus dans le rôle d’ASTER le magicien.
Isabelle Calvo : Chant, danse, improvisation dans le rôle de LYS.
Scénographie : Florence Fofana.
Aster le magicien aux doigts magiques et Lys la sorcière à la voix magique viennent du monde de la lumière au dessus des nuages : le monde blanc. Dans ce monde merveilleux de douceur, toutes les fées, les sorcières protectrices, les elfes, et les magiciens dansent et jouent de la musique pour honorer la reine “Natura”.
Aster et Lys descendent chaque année sur la terre et apparaissent aux enfants pour fêter Noël et chanter et danser avec eux des chansons pour que la reine Natura, mama Gaïa, et le beau soleil continuent à faire pousser des fruits, des fleurs, et des arbres jusqu’à la fin des temps.
Cependant, La reine Natura a aussi besoin du chant des adultes pour être généreuse et joyeuse, mais les adultes ayant perdu leur cœur d’enfant ne peuvent ni voir, ni entendre Aster et Lys.
Grâce à la magie des doigts d’Aster, à la voix de Lys, et avec l’aide des enfants, les adultes arriveront-ils à voir le spectacle, et à chanter enfin pour la reine Natura ?
Un petit conte musical entrecoupé de chants du monde comme autant d’hymnes à la nature et à la nativité arrangés « sauce magique », et de petites improvisations pour frapper dans les mains.


Le public enfantin n’est pas le plus facile !
Pourtant, vivement la prochaine représentation.

Il y a quelques semaines j’ai remis en état le tour à pied de l’atelier où je prends mes cours de modelage.
Je n’avais jamais tourné auparavant. D’ailleurs, la poterie n’a pas forcément bonne réputation. Avant d’être un art c’est un artisanat exigeant. Et je l’avoue, les débuts furent fastidieux. Sans le plaisir purement sensuel de se vautrer dans la gadoue, je me demande si je serais parvenue à avoir la patience de pratiquer tout le temps qu’il m’a fallu, avant de réussir à tourner un premier pot.
Et puis, petit à petit le geste s’est précisé, et les premiers pots sont là !
Ils ont été tournés sur un tour à pied comme on n’en fait plus. Il est tout en bois, c’est un objet magnifique !
J’adore les sensations que l’on éprouve à travailler la terre de cette façon. Centrer la motte de terre puis la creuser et monter le pot au rythme que l’on est parvenu à donner à la roue lestée, c’est grisant.
Les formes qui émergent sont extraordinairement vivantes, elles expriment une harmonie entre l’axe de rotation, la vitesse et la présence des mains. L’harmonie entre la tête et le corps.
Je comprends que ce soit un Art Majeur dans les pays orientaux comme la Chine et le Japon. C’est un Art à la fois exigeant et humble.
