
Voilà, ils sont tous prêts, là, à attendre que l’arbre à palabres soit prêt à les accueillir. D’ailleurs, c’est pour bientôt !

Voilà, ils sont tous prêts, là, à attendre que l’arbre à palabres soit prêt à les accueillir. D’ailleurs, c’est pour bientôt !
Les préparatifs de notre jardin pour Chaumont (site du festival) sont bien entamés. Et j’avoue que de mon coté c’est avec plaisir que je travaille avec des méthodes bien plus disciplinées qu’à mon habitude. En effet, tout doit s’insérer dans un contexte plus général et mes oeuvres doivent répondre à des critères de formats autant que de planning.
Voici en images les différentes étapes des préparatifs préliminaires ceux que j’ai menés seule dans mon atelier et ceux auxquels j’ai participé avec Théophile sur différents endroits de la Briqueterie du Nord (site de BdN) qui nous accueille dans ses locaux pour construire l’arbre à palabre et certaines structures du jardin.
Mais c’est dans mon atelier que j’ai fait les sculptures qui animeront l’arbre à palabre.

Le pot araignée
Le pot évoque la forme de l’araignée. Celle qui parle au lièvre, sous l’arbre.

Le lièvre qui avec ses grandes oreilles glane les idées de culture et d’irrigation. Et enfin, ci-dessous, un pas à pas de la fabrication de l’un des éléphants.
Pendant que je faisais tout ceci, à Angers comme à la briqueterie d’autres préparatifs allaient bon train. Les plantes sont mises en cultures et les structures de l’arbres des bordures et des jardinières sont mises en chantier. J’ai pris les photos qui suivent sur l’un de ces chantiers.
D’abord récupérations des matériaux dans un endroit magique !
Ensuite réflexion devant une structure de jardinière. En arrière plan, des bordures en terre crue sèchent à la verticale, pour nous laisser de l’espace :

Puis action :
Et enfin voilà !
Sur les photos c’est un peu abstrait, mais dans la réalité c’est drôlement impressionnant. Je n’ai pas les photos de tout ce qui a été réalisé mais il y a presque la totalité des éléments durs du jardin. Ils sont en kit pour pouvoir être transportés.
L’arbre portera des pergolas peintes pour que les visiteurs puissent s’installer à l’ombre et palabrer.
Pour completer ces pergolas il y aura des feuilles peintes elles aussi.

J’ai entendu aussi qu’en plus, il est bien possible, que le jardin abrite un banc balafon.
On peut suivre l’évolution du jardin sur sa page Facebook « Le Lièvre et l’arbre à palabre » et il y a des photos du jardin terminé en suivant ce lien…

Dessin d’ambiance
Le lièvre et l’arbre à palabres
Aujourd’hui, en cette fin de XXIIème siècle, les conséquences du réchauffement climatique continuent de sévir, mais certains ont réussi à s’adapter.
Une année, vint un temps où les créatures durent apprendre à se comprendre entre elles, le réchauffement climatique rendait la terre stérile, l’eau rare, et ce fût la famine. Le lion, qui, alors, gouvernait les contrées terrestres, ordonna au lièvre, connu pour ses astuces, de l’aider face à ce fléau.
Le lièvre aux milles ruses, craignant de finir sous les griffes du souverain, s’empressa d’aller sous l’arbre à palabres. Il avait entendu dire que chaque problème y trouvait sa solution. Après plusieurs heures passées à réfléchir sous le feuillage du fromager, il se mit à pleurer :
– Si je ne trouve pas de solution, le lion me découpera en morceaux !
– Je peux certainement t’aider. Si toi, tu es plus intelligent, mon savoir est plus grand et je peux prédire ton avenir, répondit une voix.
Surpris, le lièvre dressa ses oreilles et dit :
– Depuis quand les arbres parlent-ils ?
– Les arbres ne parlent pas, voyons ! C’est moi, l’araignée ! Ecoute ce que j’ai à te dire : prends un pot de terre avec toi et attends sous cet arbre jusqu’à demain matin, tu verras tes problèmes résolus.
Le lièvre décida de suivre ces conseils, alla chercher un pot et revint sous l’arbre à palabres.
Au crépuscule, il sentit le sol trembler : les vieux éléphants arrivaient pour se rassembler sous le feuillage. Il se cala confortablement entre les racines du fromager.
– Vous avez vu cette sécheresse ! dit l’un d’entre eux. Cela me rappelle que nos aïeux préparaient le sol avant la semence, avec des feuilles et des branches décomposées, pour le rendre fertile même en saison sèche.
– Oui tu as raison, dit un deuxième, et, si ma mémoire est bonne, l’eau ne manquait pas non plus !

Les vieillards continuèrent à deviser de leurs expériences. A ce moment, une goutte d’eau tomba sur le nez du lièvre. Il leva la tête et vit la rosée perler dans la toile de l’araignée. Il comprit alors l’utilité du pot et le posa en dessous. Il écouta les éléphants veiller tard dans la nuit, puis s’endormit.
Quand il se réveilla au matin, son pot était rempli d’eau, et sa tête d’idées. Ainsi le lièvre remédia au manque d’eau, et rendit la terre fertile.
Note explicative :
Ce conte a été écrit en octobre 2015 par Théophile Fofana. Il s’est inspiré des contes traditionnels d’Afrique de l’Ouest.
Le lièvre et l’araignée sont des personnages récurrents dans les contes d’Afrique occidentale. On les retrouve notamment dans ceux retranscrits par Léopold Sedar Senghor, Amadou Hampâté Bâ, Birago Diop et Jean Chatenet. Ces contes ont une vocation à la fois pédagogique et divertissante. Les conteurs traditionnels recoupent leur récit de développements instructifs, ici il est question de techniques agricoles, comme par exemple le Zaï ou les filets récupérateurs de rosée dits filets à nuages
Comme le disaient les vieux initiés bambaras : « Si vous voulez sauver des connaissances et les faire voyager à travers le temps, confiez-les aux enfants. »
Le jardin sera visible au Festival des Jardins de Chaumont sur Loire.
des photos ici…
Pour 2016, le Festival des jardins de Chaumont sur Loire nous a amené à penser sur le thème des jardins du siècle à venir. (site du festival)

Dessin d’ambiance
Nous avons été sélectionnés avec un jardin intitulé : « Le Lièvre et l’arbre à palabre ».
Notre équipe est constituée de Théophile Fofana et Anaïs Baudoin pour la conception paysagère et l’ingénierie, de Vincent Kra pour les réalisations de terres crues et de moi-même pour les créations de terres cuites et les peintures.
C’est un jardin conte.
Au début du XXIIème siècle, le Lièvre, réputé pour sa ruse et son intelligence, doit trouver des solutions pour faire face aux problèmes du réchauffement climatique. Il faut subvenir aux besoins en eau et en nourriture de la population. Sous l’arbre à palabres, il fera des rencontres qui changeront le cours de son avenir. (lire le conte)

étude du pot araignée
Les vieux initiés disaient : «Si vous voulez sauver des connaissances et les faire voyager à travers le temps, confiez-les aux enfants». D’inspiration africaine, le jardin du Lièvre et de l’arbre à palabres utilise des procédés narratifs et scénographiques pour transmettre des techniques d’agro-écologie et de récupération d’eau. Autant d’éléments de réponse à la désertification du sahel et au réchauffement climatique en zone subsaharienne.
Entre traditions et modernité, ce jardin met en scène un matériau ancestral et respectueux de l’environnement, la terre, sous ses formes cuite et crue. Son design nous emmène dans des paysages faits d’oasis, de savanes et de plantes tropicales. (lire le conte) et voir des photos du jardin terminé ici !
Cet automne, il y a de la nouveauté.
Une page « Flo la Potière « vient d’apparaître sur le blog. Les poteries et les sculptures de céramique que je réalise vont y être présentées.
Alors, petit à petit les pots sont photographiés, ainsi que les sculptures.
Ils le sont sous tous les angles. Les différentes vues vont servir à « Flo la Potière »pour sa page et aussi à approvisionner sa boutique en ligne .

Force est de constater qu’il est bien rare que je soutienne un discours artistique sociétal. Et bien, le travail de l’artiste américain Larry Caveney fait une exception !
Cela sans doute parce qu’il aborde le sujet du point de vue de l’image. Et, qui plus est, de l’image dans la culture américaine, ce qui n’est pas rien.
Comme l’ont fait et le font certains artistes du pop-art, il s’attaque au « soft power » pour nous faire ressentir ce qu’il a de pas si soft que ça, ce power là.
À la différence de l’incontournable Andy Warhol, qui créait de nouvelles icônes pop en photographiant des célébrités pour retravailler ces photographies en sérigraphie, Larry Caveney, de son côté, utilise des images déjà « icônifiées », déjà célèbres et adulées, comme prétexte à son travail. En cela, il se rapprocherait plutôt d’un Roy Lichtenstein… En effet, il utilise des images déjà connues, soit de personnages fictifs de propagande, comme Ronald McDonald ou Uncle Sam, soit de personnes célèbres devenues des personnages populaires : Lou Reed, Amy Winehouse.
Cela dit, il expose aussi à la galerie un étrange tableau, où figure un double portrait qui nous semble si familier qu’on cherche à identifier les célébrités qu’il représente. Mais pourtant, son point de départ, c’est une photo annuelle d’étudiants anonymes !
Il souligne de ce fait qu’une image peut être célèbre, alors que son sujet est parfaitement inconnu. Il attire ici l’attention sur une des caractéristiques de la culture visuelle populaire américaine, qui est de savoir créer des stéréotypes d’images qui sont devenus, eux-même, des images. C’est une mise en abîme vertigineuse, et Larry Caveney traite ce sujet avec une force désespérée qui nous a inspirée le titre de l’expo « Dark Side Of America ».

Il est à noter que Larry Caveney fait de la peinture. Une très belle peinture avec une fameuse maîtrise technique. Son travail, à la fois gestuel et figuratif, utilise traits, couleurs, tâches et gouttes pour exprimer avec précision sa pensée et provoquer l’émotion.
La peinture de Larry Caveney nous fait ressentir l’aspect menaçant des images édulcorées, si séduisantes, qui inondent notre quotidien « multimédiatisé ». Images dont il a fait le sujet de son travail. Un travail touchant… comme une alarme.
Larry Caveney vit et travaille à San Diego en Californie.
Vernissage : jeudi 11 juin 2015 à 18h30 Galerie Blè d’Or Collection – 3, rue Charles Quint – Lille – France
L’univers d’Aster et Lys s’est enrichi d’un site web que l’on doit à Sylvain Byl : www.asteretlys.com. On y voit une petite partie du décor et il y a pleins de photos du spectacle, des animations avec les enfants et aussi, cette vidéo d’extraits de l’une des prestations :

Vita
Elle s’appele « Vita » . J’ai hésité longtemps entre « Vita », « Esperanza », « Hope », « Dolores » ou « Lacrima » et puis mon côté optimiste l’a emporté. Ce sera « Vita » !
Elle va participer à une vente de levée de fonds pour aider à la lutte contre le virus ébola qui ravage en ce moment l’Afrique de l’ouest. Elle part pour Montluçon cette semaine.

JUBILATION « S » à l’Illustration
La nouvelle exposition que je propose à l’illustration bar est pleine de cette belle énergie qui me traverse. J’y partage sous le titre de : – JUBILATION « S »- des éclats de rire et des éclats de voix, mais aussi un flash de souvenirs : expression de visions embrumées ou même un peu sensuelles… une exposition sous le signe du plaisir !
Une photo de l’accrochage : personnellement, moi, sur une échelle je ne répondrais pas au téléphone mais certains sont plus intrépides que d’autres…

Richard au téléphone !?!
Une vue du premier mur ! Le mieux est encore d’aller voir sur place à l’Illustration devant un petit café, ça le fait !

Vue d’ensemble d’un des murs
J’ai le plaisir de créer et de réaliser la scénographie d’un spectacle d’Isabelle Calvo, pour les enfants. Il y a eu 4 représentations fin décembre 2014. J’espère que ce n’est qu’un début pour ce spectacle féérique. Ces représentations, chaque fois différentes, toujours plus intéressantes, ont été magiques !

» Aster et Lys »
Spectacle D’Isabelle Calvo.
Interprètes :
Pianiste improvisateur : Arnaud Bécaus dans le rôle d’ASTER le magicien.
Isabelle Calvo : Chant, danse, improvisation dans le rôle de LYS.
Scénographie : Florence Fofana.
Aster le magicien aux doigts magiques et Lys la sorcière à la voix magique viennent du monde de la lumière au dessus des nuages : le monde blanc. Dans ce monde merveilleux de douceur, toutes les fées, les sorcières protectrices, les elfes, et les magiciens dansent et jouent de la musique pour honorer la reine “Natura”.
Aster et Lys descendent chaque année sur la terre et apparaissent aux enfants pour fêter Noël et chanter et danser avec eux des chansons pour que la reine Natura, mama Gaïa, et le beau soleil continuent à faire pousser des fruits, des fleurs, et des arbres jusqu’à la fin des temps.
Cependant, La reine Natura a aussi besoin du chant des adultes pour être généreuse et joyeuse, mais les adultes ayant perdu leur cœur d’enfant ne peuvent ni voir, ni entendre Aster et Lys.
Grâce à la magie des doigts d’Aster, à la voix de Lys, et avec l’aide des enfants, les adultes arriveront-ils à voir le spectacle, et à chanter enfin pour la reine Natura ?
Un petit conte musical entrecoupé de chants du monde comme autant d’hymnes à la nature et à la nativité arrangés « sauce magique », et de petites improvisations pour frapper dans les mains.


Le public enfantin n’est pas le plus facile !
Pourtant, vivement la prochaine représentation.
